Jeudi 12 novembre 2009

...Aos habitantes de Guiratinga, vem aí uma série de reportagens sobre as belezas da região. Queremos agradecer de coração ao povo de todas as áreas visitadas e da cidade pelo carinho com o qual nos recebeu. As belezas destacadas nos emocionaram e achamos aqui um companheiro de viagem excepcional em nome de Valdir que nunca vamos esquecer pelo carinho e a solidariedade desempenhados nas nossas explorações. Obrigado as autoridades pela colaboração.
 

 

Cinq heures du matin, le taxi qui va me conduire à la gare routière de Cuiabá est dejà là. Mon bus pour Guiratinga part dans une demi-heure, heureusement à cette heure matinale les rues sont vides.

La route goudronnée que nous empruntons est celle qui dessert São Paulo, 1700 km plus au Sud. Elle est encombrée de gigantesques camions qui transportent le soja et le coton produits sur les hauts plateaux du Mato Grosso. Après 200 km nous bifurquons sur une route moins fréquentée. Dans un paysage plus vallonné et verdoyant, nous entrons peu à peu dans une région diamantifère. Mais ici, les mines de diamants se font de plus en plus rares, remplacées par de grandes fazendas, fermes d’élevage de zébus ou de production de soja.

Le village de Guiratinga semble endormi juste survolé par des couples de grands aras bleu et jaune. Dans les manguiers des quantités de perruches et de perroquets dévorent les premières mangues mûres dans un piaillement incessant.

Dès le lendemain, je décide de retourner sur l’abri orné de Tapera.
C’est un abri préhistorique très richement décoré que j’ai découvert en 1981. Il me faut une voiture et un guide, car les accès changent en permanence. Lors de ma dernière visite des chercheurs de diamants m’y avaient conduit en barque sur le rio des Garças. Je n’ai aucune difficulté pour me faire rapidement des amis dans le village. Mon nouveau guide s’appelle Jan, c’est un professeur de collège.

La piste tordue, labourée par de petites ravines est parsemée de bancs de sables, mais au final ça passe. Reste un dernier bout de chemin à pied à travers une forêt dans laquelle on ouvre un passage

à la machette. A midi nous sommes devant le site. Rien n’a changé, sauf quelques imbéciles qui ont inscrit leur nom au milieu des gravures millénaires.  L’orage fréquent à cette saison nous surprend sur  le site. Heureusement la voûte qui forme un abri parfait nous protège de la pluie. En contrebas, le rio das Garcas bouillonne et grossit instantanément par les pluies diluviennes que chaque orage tropical déverse.

Je prends tout mon temps pour détailler, photographier et filmer les milliers de gravures qui ornent les parois de cet abri. Le temps nous offre une acalmie. C’est le moment qu’il faut saisir pour remonter jusqu’à  la voiture.


Le lendemain, les autorités locales mettent une jeep à ma disposition. Mon nouveau guide  et compagnon s’appelle Valdir. Il est le secrétaire chargé de l’agriculture et du milieu ambiant.

Au préalable, j’ai sélectionné des zones à prospecter, reste à les atteindre. Premier objectif, direction le Canyon des diamants.


Je suis aux sources du rio Prata. Là, la rivière a taillé dans le grès rouge de gigantesques canyons au fond desquels des garimpeiros cherchent des diamants. L’approche est des plus délicates. La pente est raide et extrêmement glissante. Je cherche des accès et des points de vue pour faire mes photos. A ce petit jeu, les kilomètres à pied dans la brousse ne se comptent plus. Enfin, nous parvenons sur les bords du premier canyon. D’emblée, la vue est saisissante. C’est magique ! La rivière coule entre des gorges dont il nous est impossible d’en sonder la profondeur. Nous longeons prudemment la bordure des falaises à même la crête. Nous progressons dans une savane surchauffée envahie d’arbustes et de hautes herbes.

Sous nos pieds, des cailloux roulent en permanence, dévalent la pente jusque dans les gorges. Sur ce sol éprouvant, au bord du gouffre, garder l’équilibre et ne pas se déconcentrer devient un réflexe de chaque seconde, car le danger de basculer dans le vide est réel. Dans les gorges, la végétation luxuriante trouble la profondeur . Des couples de grands aras traversent les canyons en contrebas, je les envie. Plus loin, le canyon se morcèle et se divise offrant un paysage dantesque. Le panorama est si beau et attrayant qu’il me faut trouver de nouveaux points de vue constamment obligés de contourner de nouveaux obstacles, des sources de torrents, harcelés par ces maudis insectes qui ne nous lâchent pas une seconde. J’ai perdu la notion du temps, seul le ciel orageux brusquement menaçant me rappelle soudain que le temps passe. Valdir sent le danger, il jette de fréquents regards sur les nuages qui s’amoncellent au-dessus du canyon. C’est mauvais signe. Il va falloir abandonner le canyon, mais l’aventure ne s’arrête pas là, car enthousiasmés nous décidons sur le champ de tenter dès le lendemain, si le temps le permet, une descente dans les gorges du canyon des diamants.

Par Jean - Publié dans : aventure
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Mardi 10 novembre 2009
En préparation le récit d’une aventure unique dans des paysages somptueux.

...Aos habitantes de Guiratinga, vem aí uma série de reportagens sobre as belezas da região. Queremos agradecer de coração ao povo de todas as áreas visitadas e da cidade pelo carinho com o qual nos recebeu. As belezas destacadas nos emocionaram e achamos aqui companheiros de viagem que nunca vamos esquecer.

               Obrigado Valdir... Já vem as fotos.


Par Jean - Publié dans : aventure
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Mercredi 28 octobre 2009

Dom Aquino est un petit village paisible avec ses rues presque désertes où se croisent cavaliers et voitures. Il y fait chaud comme partout dans le pays. Le matin aux heures les plus fraîches de la journée, les perroquets volent en couples d’arbre en arbre. Ici le temps ne représente pas grand-chose et il faut s’y adapter. Tout le monde a remarqué ma présence dans le village. J’y viens régulièrement depuis si longtemps qu’elle n’étonne plus personne, au contraire on vient vers moi, on me questionne sur Paris et petit à petit les contacts reprennent.

Cette semaine j’ai plusieurs objectifs : retourner à la Caverna da Onça et poursuivre le travail de photographies dans la Serra das Parnaibas. Luis le photographe du village avec lequel j’ai l’habitude de partir en brousse m’attendait. Reste à trouver une voiture. José, ingénieur agronome qui loge dans le même hôtel que moi est partant pour nous accompagner. Pas d’hésitation.


Le lendemain matin, petit contretemps, Luis doit faire des photos aériennes du village. Un ULM est venu d’une ville plus au Sud pour ce service. Ses prises de vues terminées, j’en profite pour effectuer un petit vol de reconnaissance. C’est le moyen le plus sûr pour photographier les reliefs et je reste en contact avec Mauro le pilote pour de futurs vols panoramiques.

Du côté de la Caverna da Onça, pas d’avancée, le secteur reste trop sensible. Avec le déboisement des plateaux et de la plaine, les régions de reliefs intermédiaires, seuls refuges pour les animaux, ont vu la population de jaguars augmenter. Le danger est réel.

Je dois attendre de meilleures conditions. La région de la Serra das Parnaïbas reste une aire de repli pleine d’intérêt et d’une rare beauté. Son accès toujours compliqué la garde intacte. Partons pour une virée dans ce secteur.

Dès les premiers kilomètres de piste, le ton est donné ; il faut ouvrir des barrières qui donnent accès à des pistes de fermes. Barrières qui empêchent le bétail de fuir. Le temps est pesant, il a plu la nuit dernière et des nuages s’amoncèlent sur l’horizon. L’orage peut nous surprendre à tout instant. Parfois la latérite rouge de la piste se transforme en gigantesques sablières que José notre pilote essaye de négocier au mieux. La voiture part en travers, zigzague, surfe sur le sable fin… et soudain elle se plante et reste là couchée sur une litière de sable. Vite il faut trouver du bois mort pour creuser, dégager, chausser les roues de branches. Ici pas un caillou à disposition. La manœuvre nécessite plusieurs tentatives, mais on finit par s’échapper avec un grand ouf de soulagement. Au fur et à mesure que nous avalons la piste, le paysage se dégage somptueux, enchanteur, posé sur un lit de palmiers au premier plan. Je ne me lasse pas de revenir dans la Serra das Parnaibas, on la découvre toujours sous un nouvel angle et je m’enivre à la contempler. Brutalement, la piste plonge dans la vallée, vire à droite, à gauche, se tortille puis débouche sur un nouveau panorama. On abandonne la voiture pour trouver de nouveaux points de vue. La marche est épuisante sous un soleil qui nous cuit, mais quelle importance devant un tel paysage. On longe l’arrête d’une falaise au bord d’un précipice de plusieurs centaines de mètres. Les abeilles et les moustiques ne nous font pas encore trop souffrir. Parfois il faut rentrer dans un sous-bois plus épais et aborder une pente plus raide. Soudain Luis et José découvrent des arbres à cajous sauvages. Quelle chance. On grimpe dans les arbres et on les secoue. Les cajous déjà bien murs tombent à terre et c’est la razzia. Avant de sucer le fruit il faut
prendre bien soin de retirer la noix qui se trouve à l’extrémité à l’extérieur. La noix ne peut se manger que grillée. Le fruit de couleur rouge est gorgé de jus chargé en vitamines. C’est un délice et n’ayant rien avalé depuis le matin, cette trouvaille tombe à pic.

Nous avons déjà pas mal avancé, nous sommes dans la vallée cernés par des reliefs qui forment un labyrinthe compliqué à démêler. Nous atteignons le rio das Pombas, une rivière diamantifère qui fut jadis prospectée. Aujourd’hui, le Senhor Silvano est le seul gardien des lieux. C’est un ancien garimpeiro, un chercheur de diamants. Seul, isolé dans ce monde minéral, nous le surprenons assis devant sa maison de torchis au toit de palme. La conversation s’engage et le Senhor Silvano tient à nous montrer une caverne ; Malgré la fatigue, le mot « caverne » stimule nos jambes. Nous voilà repartis. Hélas ! La fin de journée nous empêche de l’explorer.  Mais dans la conversation, Silvano nous indique une deuxième caverne qui comporterait des gravures rupestres. Raison de plus pour programmer une nouvelle mission dans la région.

Maintenant, à la tombée de la nuit, reste à faire le chemin inverse, retrouver la voiture, avaler à nouveau des dizaines de kilomètres de pistes, franchir la portion sablonneuse coûte que coûte sans se faire piéger avant la pluie. Sous un déluge d’eau, la sablière devient un bourbier. Ca y est nous y sommes. José l’aborde, le pied au plancher. La voiture patine, se trémousse, projette du sable de tous les côtés, avance en crabe. José ne lâche rien, les deux mains soudées au volant, la sueur ruisselant sur ses tempes. L’orage gronde, la pluie nous rattrape, mais nous sortons de l’enfer.

Dans la voiture l’atmosphère est à la détente, on ressasse les bons moments de la journée et ainsi va la vie dans la Serra das Parnaïbas.

 

Par Jean - Publié dans : aventure
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Jeudi 22 octobre 2009


Impossible de passer par Dom Aquino, ce petit village rural blotti au cœur du Mato Grosso, dont je vous ai déjà souvent parlé, sans saluer le travail magnifique de deux amis qui ont créé ici un magnifique musée : Irene Aparecida da Silva et Mario Hermes Vieiga Ferreira Mendes sont les fondateurs de la Casa da Cultura qui fait office de musée et de centre de documentation pour les écoles, les collèges et universités. La Casa da Cultura de Dom Aquino est un exemple pour chaque commune qui devrait en posséder une. Grâce à leur persévérance, ce couple d’amis passionné a su réunir et collecté dans une ancienne demeure parfaitement conservée, des objets anciens, du mobilier et de nombreuses photographies qui sont les témoins indispensables a l’histoire de ce village autrefois appelé Mutum et qui aujourd’hui porte le nom d’un des plus grands personnages du Mato Grosso Dom Aquino, évêque ayant occupé les plus hautes fonctions politiques.


 Je reviens toujours avec plaisir dans ce musée du bout du monde où l’on peut remonter le temps au travers d’une collection unique. Irène et Mario ont su, non seulement donner un sens à toutes les pièces du musée, mais aussi communiquer à la population du village ce devoir de mémoire et les villageois enrichissent spontanément la collection du musée. Connaisseurs de l’histoire de cette région et chercheurs émérites, Membres de l’Instituto Historico e Geografico do Mato Grosso, Irene et Mario méritent notre admiration et c’est un honneur, pour moi, de vous les présenter dans mon blog. Si vous passez un jour à Dom Aquino, faites-leur une visite… Succès et longue vie au Centro Cultural de Dom Aquino. Meus parabens.





Par Jean - Publié dans : population
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Dimanche 11 octobre 2009


Durant la semaine du 6 au 10 octobre 2009, de nombreux chefs indiens se sont réunis à Cuiabá la capitale de l’Etat du Mato Grosso au Brésil. Cet évènement a eu pour but de promouvoir la littérature indienne. A cette occasion, j’ai pu constater que les diverses nations indiennes dispersées aux quatre coins du pays avaient su s’adapter au monde moderne tout en conservant leurs racines ancestrales. Des professeurs d’université, des poètes, des écrivains, des chanteurs, des peintres, des sculpteurs … et bien d’autres artistes de ces diverses communautés nous ont gratifiés de leurs talents durant cette feira do livro Indigena de Mato Grosso et ce fut un vrai plaisir mes yeux et mes oreilles : une immersion en terre Bororo, Xavante, Umutina…  

 
Occasion pour moi d’approfondir avec des indiens de diverses tribus du Mato Grosso l’interprétation et la signification de ces merveilleuses peintures et gravures qui ornent les grottes et les abris ornés dont je vous ai si souvent parlé et que  je répertorie depuis tant d’années.

Parmi les personnalités invitées, le grand cacique (chef) Alvaro Tucano, le chanteur Marcio Bororo, le pajé (sorcier) Guarani Olivio Jekupé , le grand défenseur de la cause indigène Marcos Terena, les professeurs écrivains et philosophes Daniel Munduruku, Ailton Krenak, Estevao Taukane. La fête s’est terminée samedi soir par des danses traditionnelles.


Il est indéniable que de ces journées riches en contacts et rencontres, je ne peux que constater une renaissance de la fibre indienne plus forte que jamais. Il suffit de voir le visage de ces jeunes indiens, fiers de leurs attributs, tel Cléomar de la tribu des Umutinas avec lequel j’ai passé de si bons moments à détailler certaines peintures rupestres des abris de sa région. Un espoir pour la préservation de la piste des grottes ornées d’Amazonie.

Par Jean - Publié dans : population
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Vendredi 18 septembre 2009

 

 

En 1969, les américains faisaient leurs premiers pas sur la Lune dans une vaste plaine caillouteuse triste à mourir.

Cet événement symbolisait en quelque sorte la fin de l’exploration de notre bonne vieille planète Terre. Il n’y avait plus rien à voir, plus rien à découvrir qui en vaille la peine. L’espace intersidéral devenait notre nouveau terrain d’exploration et de conquête. La grande question était de savoir si nous étions les seuls humains de l’univers...

 

Pourtant au même instant dans l’épaisse jungle amazonienne, une poignée d’hommes se préparait à entrer en contact avec une tribu inconnue. J’étais de ceux-là et je me souviendrai de ces journées interminables, de ces parties de cache-cache face à des individus dont le visage se dissimulait derrière un disque de bois inséré dans leur lèvre inférieure percée. Malgré leur comportement guerrier, nous n’avons rencontré qu’une tribu à bout de souffle acculée sur ses terres par l’avancée du déboisement et de l’agriculture.

 



Quarante ans ont passé. La forêt recule, les dernières nations indiennes intègrent petit à petit la modernité et leur héritage culturel se meurt dans une grande indifférence générale. Depuis combien de temps ces peuples étaient-ils les seigneurs de la forêt amazonienne ? -50 000 ans ? -60 000 ans ? personne ne peut encore répondre à cette question. Que savent-ils eux même de leur lointain passé ?

 

Les grottes, les abris ornés, les nécropoles dispersés dans les derniers hectares de forêt vierge sont aujourd’hui les seuls vestiges de ces temps anciens. Il est de notre devoir de les préserver et de découvrir  dans leur lecture la grande histoire de l’occupation humaine de ce continent. En étudiant les paysages ayant joué un rôle de diffuseur et de fixateur de cultures paléo-indiennes, on pourra mieux comprendre les mécanismes qui ont régi leurs déplacements. Retrouver ces paysages et les expérimenter sur une extension de près de 3000 km entre les bassins de l’Amazone et du Paraguay, tel est mon rêve.
L'aventure démare...

Par Jean - Publié dans : paysage
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Jeudi 10 septembre 2009


 

Tous ceux qui comme moi souhaitent engager une grande aventure et qui la préparent depuis plusieurs années le savent ; la période n’est plus propice. Fini le temps du sponsoring et du mécénat. L’argent, les aides, les dons font désormais partie des espèces disparues ou en voie de disparition au même titre que le tatou à sept bandes ou les grands cétacés. Plus difficiles à débusquer que le Yéti de l’Himalaya, trouver un soutien pour une aventure aussi justifiée soit-elle, relève du miracle. Faut-il pour autant faire le voyage à Lourdes ?  Je ne blague pas, vous avez tous vu récemment un grand sportif  cent fois médaillé retirer son slip pour traverser nu tout Paris afin d’attirer l’attention d’un équipementier.


C’est triste d’en arriver là et bigrement courageux de sa part.

Face à une telle situation, faut-il imaginer le pire à poil, dans une surenchère de records tordus pour attirer l’œil d’une caméra ou la curiosité foldingue d’un journaliste que la crise menace de chômage. Bref, jusqu’à présent je ne m’étais pas posé cette question, mais je dois me résoudre à faire un savant et complexe calcul pour envisager la chose. Que puis-je exhiber en échange d’une lampe frontale à pédale ou d’un mini ventilateur solaire destiné à éloigner les moustiques ? Je l’avoue, j’ai eu certaines audaces, mais pas ce courage, car les situations de crise et le manque de moyens sont des pathologies chroniques chez moi. J’y fais face depuis bien longtemps et j’ai appris avec humilité à m’en accommoder. La grande majorité de mes expéditions amazoniennes n’ont jamais bénéficié d’aide. Mes moyens ont toujours été très modestes, parfois limites. J’ai parcouru plus de kilomètres à pied, à cheval ou en pirogue que je n’en ai faits dans une jeep 4X4. Pas de tonnes de matériel, ni de gadgets inutiles. Un peu de courage et beaucoup d’endurance m’ont suffi parfois. 

Ceci-dit, ne m’imaginez pas tel un moine retranché dans son monastère, hermétique à tout contact avec l’extérieur. Je ne renierai pas de l’aide ou une collaboration qui puissent dynamiser mon projet si elles m’étaient proposées. La difficulté pour les gens de terrain, et c’est mon cas je dois l’avouer, nous ne savons pas à qui nous adresser et comment faire exactement nous vendre.

Les éditeurs restent muets à nos sollicitations, les sociétés susceptibles de médiatiser notre aventure sont compliquées à convaincre.  Alors devant de telles perspectives, je sais par expérience qu’il ne faut pas trop compter sur les autres pour avancer et que le premier pas, c’est celui que l’on doit faire soi- même…


J’ai une confiance aveugle dans mon projet parce qu’il est le fruit de 40 années de travail au quotidien et que l’expérience à laquelle je veux me livrer maintenant est unique en son genre sur la planète. Personne n’a  jamais étudié avec une telle rage et une telle ardeur l’influence des paysages du Mato Grosso sur les populations préhistoriques dans leurs longues migrations. La découverte d’un corridor d’une telle ampleur et son cortège d’abris richement décorés, dont celui de Santa Elina daté de 20 000 ans, est assez

exceptionnelle. J’en suis fier et je poursuivrai donc, « malgré la crise », mon projet « Alvorada ». Je veux retrouver le regard porté sur ces paysages par les premiers nomades qui aux temps préhistoriques ont découvert et exploré ce couloir en suivant la bordure des plateaux tabulaires du Mato Grosso entre les bassins de l’Amazone et du Paraguay.  En ces temps là, les déplacements terrestres étaient avant tout une conquête de l’œil sur les horizons de paysages qui devenaient une donnée géographique évidente et essentielle.

Inventorier ses paysages et les vestiges de sa colonisation, voila l’extraordinaire et belle aventure à laquelle je veux me livrer, avec… ou sans aide.


Par Jean - Publié dans : aventure
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Dimanche 23 août 2009
Un grand coucou à mes amis brésiliens avant de les retrouver dans quelques jours.  Nombreux sont ceux qui m'ont vu travailler, noter, photographier sans jamais bien comprendre le sens de ma démarche et l'intensité de ma passion. Je vais enfin pouvoir leur présenter tout l'intérêt de mes recherches que je conduis sur les paysages et la priorité de préserver ce patrimoine exceptionnel.


Le Mato Grosso commence à Paris
par Jeanperie
Par Jean - Publié dans : exploration
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Mardi 4 août 2009
 

 

Chers amis blogueurs,

il ne me reste plus que quelques petites semaines pour retrouver les paysages somptueux du Mato Grosso. Il me faut avant, contrôler le matériel, les outils informatiques, les logiciels, tester les équipements et faire les valises.
Durant toute cette préparation, vous avez été nombreux aux quatre coins de la planète à visiter mon blog.
Désormais, c'est de ma base amazonienne du Mato Grosso au Brésil, à quelques kilomètres de la frontière avec la Bolivie que je vous informerai du pittoresque voyage que je vais entreprendre à travers les paysages des Hauts Plateaux du Mato Grosso.
En attendant mes premières images, voici un petit recueil sur les paysages et l'Art rupestre de cette si belle région.
Merci à tous ceux qui m'ont suivi et m'ont apporté un soutien matériel et logistique. Particulièrement  Alain Marc, Odette Hot, Michel Ulrich, Mme Stelber et mon frère jumeau Louis pour leur aide précieuse et constante.
Ne quittez pas mon blog.
A bientôt.
Jean
Par Jean - Publié dans : Art rupestre
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Dimanche 24 mai 2009

 

Cuiabá est la Capitale du Mato Grosso. Avec le développement agricole de la région Centre-Ouest, la ville s’est terriblement agrandie. Des immeubles rivalisent de hauteur, ou autrefois on trouvait des « casarões » ces habitations traditionnelles avec un patio ombragé par des manguiers. La ville à perdu son charme d’antan et sa tranquillité.

Pour retrouver cette ambiance paisible, il faut s’éloigner de la capitale du Mato grosso et rechercher les petits villages à l’écart du progrès. Dom Aquino est une de ces bourgades où il fait bon vivre.
 Là pas d’immeubles, tout le monde se connaît. Le soir, quand le soleil décline sur l’horizon et fait chuter le thermomètre de quelques degrés, la population se réunit sur la place sous les arbres, partage une bière et mange des brochettes. Des petites cabanes
 qui servent de bar s’élèvent des hauts-parleurs de la musique « sertaneja », un brin  country  qui rappelle qu’on est ici au pays du rodéo. L’élevage de zébus est la principale économie de la région.
C'est, dans ce village paisible qui me rappelle mes origines paysanes que j'explore avec mon fidèle compagnon Luis, le photographe du village, la serra das parnaibas. à la recherche des civilisations perdues...
 

Par Jean - Publié dans : aventure
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Présentation

  • : Le blog de Jean Périé
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  • : Chasseur d'horizons, diplômé de Préhistoire à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes. Projet d'un voyage en roulotte sur la piste des grottes ornées d'Amazonie, au Mato Grosso,(Brésil) pour dresser un inventaire photographique unique des paysages et des vestiges témoins d'une occupation vieille de 20 000 ans.
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"Tout l'or de l'Eldorado" Georges Pommot. Récit recueilli par Jean Périé Editions Robert Laffont 1978. (Epuisé, en vente sur eBay)
 























"Ces merveilleux fous de la vocation" Anne-Marie Raimond; Editions Robert Laffont 1979.(Un chapitre "Le paysan des tropiques" est réservé aux travaux de Jean Périé)
 























"Découverte de l'Aventure" Editions Gallimard 1990. Les pages 108 et 109 sont consacrées à Jean Périé.

























De nombreux articles de Presse ont également été consacrés aux travaux de Jean Périé

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