Lundi 30 novembre 2009 1 30 11 2009 14:02

Prezados amigos brasileiros,

As imagens e as matérias sobre Mato Grosso que divulguei impressionaram as milares de pessoas que visitam meu blog. O “Canyon dos Diamantes” no município de Guiratinga  revelou paísagens totalmente desconhecidas que se espalharam em outros blogs amigos. O artista francês, Alain Marc, aquarelísta de renome internacional, professor que ressaltou  no  blog dele as belezas do Mato Grosso. “ www.aquarelle-en-voyage.com “ (é so clicar para visitar)  Recem chegado da China, onde ele acompanhou um grupo de Aquarela do artista frances Alain Marc, realisada a partir do blog de Jean Périé

aquarelístas francêses, pretende um dia vir com outros artístas francêses ao Mato Grosso retratar essas paísagens maravilhosas nas pegadas dos ilustres Rugendas, De Taunay e Jean-Baptiste Debret os aquarelístas da expedição Langsdorff. Não deixe de visitar o blog de Alain Marc (assima mencionado) um dos grandes aquarelístas da nova geração na Europa. Alain é um amigo de muitos anos, também, parapentista, alpinista, espeleólogo e apaixonado pela natureza.

Alain voce pode vir ao Mato Grosso, te aguardo...

Par Jean - Publié dans : personnage
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 11 2009 14:25

 


Quitter Guiratinga et tous les amis que j’ai dans ce village n’a pas été facile, l’endroit est si beau et surprenant que j’y passerais volontiers le reste de ma vie, mais d’autres régions m’attendent. J’ai pris du retard sur mon programme.

Ma nouvelle destination est la Serra da Petrovina. Pas un véritable village, mais un poste de ravitaillement de camions sur la route entre Cuiabá et Alto Araguaia. Des millions de tonnes de soja et de coton transitent par cette route. Je n’ai pas d’autre option que de passer une nuit dans cette station. Des camions gigantesques se croisent sans cesse dans un perpétuel bruit de moteur sur fond de coucher de soleil. Plus de 800 camions vont passer la nuit là, tandis que des milliers d’autres ne feront que passer.


La Serra da Petrovina est un plateau tabulaire d’une platitude déconcertante totalement déboisé et sur lequel on cultive à perte de vue du soja et du coton. La bordure du plateau offre fort heureusement un paysage enchanteur qui contraste violemment. Je longe la bordure pour m’enivrer de son panorama dont chaque relief  en vagues successives forme des horizons qui se déploient jusque dans le lointain en se fondant dans des tons bleutés. J’ai du mal à remonter sur ce plateau rendu monotone par les champs de soja, sans le moindre relief pour attirer mon regard, mis à part les avions qui en rase-motte traitent les cultures. Là-haut, le vert du soja et le bleu du ciel se partagent l’espace, il n y a rien d’autre à voir dans aucune direction pour satisfaire ma curiosité, pas la  moindre bosse sur l’horizon, un plateau sans fin qui me donne le vertige.

Heureusement, une bonne nouvelle m’attend, Luis de Dom Aquino m’annonce par téléphone que nous avons l’autorisation de pénétrer dans la fazenda où se localise la  Caverna da Onça. Je n’ai plus rien à faire dans ce « posto de gasolina » et je file sur Dom Aquino à 200 kilomètres plus au Nord.

C’est la troisième fois que je retourne sur La Caverna da Onça  (grotte du jaguar), mais c’est à chaque fois le même casse-tête pour y accéder. Les pistes de ferme changent, il faut se mettre d’accord au préalable avec le fazendeiro (propriétaire de la ferme) les aires déboisées sont abandonnées et tous les points de repères ne servent plus à rien. Autrefois je ne disposais pas de GPS.

Le propriétaire actuel à laissé la végétation repousser, il faut batailler. Luis et José m’accompagnent. José en tête a heurté un essaim d’abeilles camouflé sous le feuillage. C’est la débandade pour échapper aux piqûres. L’équipe se reforme. Nous suivons le sillon que les animaux utilisent pour se déplacer. Des loups et des tapirs l’on emprunté récemment. La plus grande crainte, des serpents impossibles à repérer et des jaguars qui se réfugient dans ces derniers espaces de forêt. Heureusement, le bruit que nous faisons volontairement les oblige à fuir à notre approche et les tient à l’écart. Reste à franchir un petit ruisseau. La falaise est devant nous à quelques centaines de mètres. Les perroquets et les aras qui colonisent les nombreux trous dans la paroi s’agitent et poussent des cris qui couvrent nos voix. Encore une pente à gravir et nous entrons sans même nous en rendre compte dans un gigantesque abri. En réalité, la caverne se limite à un immense porche en forme d’entonnoir. Un petit ruisseau d’eau cristalline  naît du fond de la caverne, la longe sur sa gauche et s’échappe dans la vallée en formant un petit torrent. Au-dessus du ruisseau, des gravures représentent des personnages.  L’autre paroi et une dalle couchée sur le sol portent elles aussi des marques de gravures. Il ne fait aucun doute qu’à une époque très ancienne la caverne fut occupée.

Nous passons plus d’une heure dans la Caverna da Onça , mais au fur et à mesure que la journée avance, la chaleur augmente, insupportable. Les insectes sont de plus en plus agressifs. Je propose à Luis et José de leur montrer le site de Perdida, abri de peintures à 80 kilomètres plus à l’Ouest. Ils ne le connaissent pas et c’est pour moi l’occasion de le revoir, son accès est facile.

Nous arrivons dans la vallée de  Perdida vers les 16 heures, le ciel s’est considérablement assombri tout autour. Un orage menace, mais nous empruntons le sentier qui conduit à l’abri au pas de charge. Vingt minutes de marche soutenue sous des coups de tonnerre et les premières gouttes de pluie alarmantes, mais, dans la trouée du sentier, je distingue nettement le panneau principal des peintures. Un personnage vue de face encadré d’un cervidé et d’un oiseau perché sur une branche. Je prends mon temps pour repérer tous les motifs. Certains motifs s’effacent avec le temps, d’autres sont recouverts par des termitières. C’est un des plus beaux abris ornés de peintures parmi tous ceux que j’ai découverts.

Le revoir me comble de joie.

 

Par Jean - Publié dans : aventure
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 11 2009 13:49

Deixamos Guiratinga com tanta saudade das paisagens encantadores e do carinho dos seus habitantes. Nossos agradecimentos a Prefeitura pelo apoio. E um grande abraço a nosso companheiro Valdir. Guiratinga merece e vamos voltar...

Chers amis blogueurs, nos amis brésiliens des régions que nous explorons sont de plus en plus nombreux à ouvrir ce blog, tellement surpris d’y découvrir des paysages que la majorité d’entre eux ignorent. De petites phrases en brésilien leur sont destinées pour les remercier de leur accueil toujours chaleureux et de leur aide précieuse.

J’avais prévu de ne rester que quelques jours à Guiratinga, mais la région me gratifiait de si beaux paysage que j’étais prisonnier de son charme. Chaque journée qui s’offrait à moi me conduisait vers de nouveaux horizons, plus beaux que ceux de la veille. Ce matin, Valdir me propose de photographier la Serra das Araras, « la montagne des grands perroquets ». Je connais bien ce relief, il est placé juste sur le couloir de migration préhistorique que j’explore depuis des années et l’envie de le toucher des yeux me brûlait. Une fois le matériel dans la voiture, nous voici partis pour une nouvelle aventure. Les paysages de Guiratinga ne finissent pas de m’étonner. J’avais sélectionné cette région depuis des années et j’attendais le moment de l’explorer. Maintenant j’y étais, heureux comme un gosse. Les pistes traversent des fermes, il faut ouvrir et refermer des porteiras : un portail rustique qui signale l’entrée d’une fazenda (ferme). Ces porteiras délimitent les grandes propriétés et servent aussi à empêcher que le bétail ne passe d’une ferme à l’autre. Au loin un orage passe sur le Morro Dois Irmaos et m’offre une belle image. Valdir est d’une patience remarquable car il aime aussi contempler les paysages, il a très vite compris quels points de vue je recherchais et il anticipe en stoppant la voiture dans la trouée de la végétation ou sur une crête. Ensuite, je me déplace pour ajuster le meilleur angle. Puis nous repartons. Les pistes de fermes se divisent, se croisent, bifurquent et il n’est pas commode de s’y retrouver, mais Valdir s’en sort très bien, même si parfois nous devons faire demi-tour. Le paysage est vallonné, lorsque nous sommes sur la bosse, la Serra das Araras se profile sur l’horizon puis en replongeant dans un creux, nous la perdons de vue. Mais on s’en rapproche. Il est déjà quinze heures, l’horizon se bouche sur les quatre côtés, il va falloir faire vite. La Serra das Araras est face à nous, mais à cause d’un ruisseau il faut la contourner pour arriver au plus près. La piste nous amène à ses pieds et la Serra das Araras majestueuse surplombe le curral (ranch) d’un petit ranch. Le curral, s’est l’enclos dans lequel on parque le bétail. L’endroit est magique. Le fermier est là tout étonné de nous voir. La petite ferme semble bien minuscule devant l’imposant paysage qu’offre la Serra das Araras qui sert de toile de fond. La vallée est emplie des cris de ces grands aras multicolores qui colonisentl les vertigineuses parois de la montagne. Les nuages s’amoncèlent sur les flancs du relief, c’est le signe que l’orage, la brume et la pluie vont bientôt l’engloutir. Mais Dieu que cet endroit est beau et paisible. Dommage que mon ami Alain ne soit pas là, il aurait brossé une si belle aquarelle que mes photos ne remplaceront jamais. J’aurais tant d’endroits à lui montrer, mais qui sait…

Par Jean - Publié dans : aventure
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 11 2009 13:46

 
Au village, tout le monde tente de nous dissuader de descendre dans le canyon. Le propriétaire de la mine de diamant surnommé « papagaio » ne mâche pas ses mots : - C’est très, très dur, la descente est des plus périlleuses ! Le soir même, Valdir et moi prenons contact avec le garimpeiro qui nous montrera le chemin. Lui aussi nous alerte. - E muito perigosa a caminhada ate la ! (C’est très dangereux de descendre par ce chemin!) Je sens Valdir vaciller, moi aussi je commence à douter. Mais je veux tenter cette descente, je veux photographier le canyon d’en bas. Rendez-vous est pris pour le lendemain si le temps le permet. Une journée limpide sans aucun risque d’orage, c’est impératif. Je ne dors pas de la nuit. Mon esprit triture toutes les informations sur la difficulté de parvenir au bas du canyon. La dureté de la descente, trouver un créneau entre les pluies, bref, rien de rassurant. A quatre heures du matin, un orage éclate et soudain la pluie tambourine sur le toit de l’hôtel. Elle fait un bruit assourdissant qui couvre le ronronnement de l’air conditionné. C’est foutu pour aujourd’hui ! Un soulagement bizarre comme rassuré et déçu à la fois. Je m’étais préparé à cette terrible descente, je l’attendais même, je la voulais ce-matin et voilà que tout « tombe à l’eau », qu’il me faudra attendre et ressassé cette crainte qui grandit en moi. Valdir passe à huit heures, je le sens inquiet et déçu lui-aussi. Nous décidons pour ne pas perdre cette journée et d’explorer une grotte. Là aussi c’est l’inconnu, tout le monde en parle en ville, mais très peu de gens en connaissent l’entrée. Deux heures plus tard, nous partons avec un garçon qui dont les informations sont sûres. Par les descriptions qu’il en fait, aucune chance d’y trouver des inscriptions rupestres, mais on y fonce. Une piste chaotique, érodée par les pluies nous conduit presque jusqu'à l’entrée de la cavité. Arrivés dans le porche, une forte odeur de guano indique la présence de chauve-souris. Nos torches frontales n’éclairent pas grand-chose et dès les premiers mètres des centaines de chauve-souris s’extirpent de la cavité en nous frôlant à cause de l’étroitesse de la grotte. Nous entrons avec la plus grande prudence. Nous auscultons chaque anfractuosité de la paroi à la recherche de reptiles. Ils se logent dans les failles de la roche pour chasser les chauves-souris. Je m’affaire à prendre des clichés, mais je ne vois rien, je shoote au hasard. Des colonies de « morcegos » (chauve-souris) s’agrippent à la voûte en se tassant les unes contre les autres et en poussant de petits cris stridents. Lorsque nous les approchons de trop près, elles nous foncent dessus et s’envolent vers la sortie en nous frôlant les jambes, le buste, la tête. Sur la paroi à dix centimètres au-dessus de ma tête une araignée bizarre avec des pinces de crabe, peut être une espèce rare, certainement peu connue. Soudain Valdir hurle - A cobra ! a cobra !... A nos pieds mal éclairés, un serpent des plus dangereux du Brésil se love et se tortille. Valdir et Juliano le nomment « Boca de Capanga » (Waglerophis Merremi), sa morsure est mortelle. Toutes nos torches sont braquées sur lui, il ne faut surtout pas le lâcher, le perdre de vue. Je me rapproche pour le photographier et le filmer. Le reptile est replié sur lui-même prêt à attaquer le premier de nous qui s’en approcherait trop. Il est fort probable que d’autres serpents soient blottis dans les replis de la roche. Valdir me demande si nous le tuons. - Non Valdir ! Ce n’est pas nécessaire, c’est nous qui sommes sur son territoire, laissons-le en paix ! Sur le sol cavalent des milliers de gros cafards qui dévorent les chiures des chauves-souris. L’odeur d’ammoniaque est de plus en plus insoutenable, même avec nos tee-shirts sur le nez, nous ne résistons plus. L’air est irrespirable, la chaleur nous poisse. - C’est plus prudent de faire demi-tour ! D’ailleurs, nos lampes frontales trop faibles et commencent à donner des signes de faiblesse. C’est trop dangereux, nous ne sommes pas équipés pour poursuivre l’exploration de cette caverne. Il est quinze heures, il est temps de faire demi-tour. Gardons nos forces pour la descente dans le canyon des diamants le lendemain. La pluie a cessé, c’est plutôt bon signe. Il me faut maintenant revoir et préparer le matériel. Aux premières heures du jour, le pick-up se gare devant mon hôtel. Valdir en sort tout sourire. Le temps est clair, la météo est clémente. Je me connecte sur internet, navigue sur Google Earth et confirme l’accès au canyon. Même si un garimpeiro doit nous conduire, je préfère prendre mes propres points de repère pour mon GPS. A la sortie du village de Guiratinga, nous prenons au passage le chercheur de diamants et nous voilà partis. Quelques hésitations pour la piste, puis on roule carrément dans la savane sur les indications du garimpeiro qui nous sert de guide et dont je ne connais même pas le nom. Une fois la jeep stoppée, il nous rappelle une fois encore que la descente est périlleuse. De quoi ajouter une dose de stress, mais notre décision est irréversible, juste le temps de passer mon sac à dos sur les épaules et nous nous engouffrons sur un petit sentier qui plonge dès les premiers mètres dans une vallée étroite. Pour l’instant, pas de quoi paniquer, mais soudain quelques mètres plus bas, ça se complique. La pente bascule à 90° et il faut s’équilibrer sur des rochers glissants. Valdir qui me précède disparaît dans la végétation, je le perds de vue dans le lit du torrent qui nous sert de couloir. Le garimpeiro lui, est déjà loin devant. Nous sommes semés d’emblée. Chaque pas en avant doit être soigneusement pensé. Les garimpeiros ont piqueté certains blocs de pierre sur dix centimètres carré pour créer une surface moins glissante. Faut pas se rater, le pied doit porter juste à cet endroit, s’il dévie c’est la glissade sans chance de se récupérer. Lorsque la végétation offre enfin une vue sur le couloir, c’est un abîme vertigineux qui fait flageoler mes jambes. Je prends alors la mesure du danger. Une chute ici est mortelle. Chaque mouvement exige une concentration maximale. Très vite le corps transpire et la moiteur extrême ralentit les gestes, les pas, brouille la vue. Jamais de ma vie je n’ai dévalé un gouffre pareil. J’ai la frousse. Je doute de mes capacités à pouvoir aller jusqu’au bout, mais j’affronte la descente toujours les mains agrippées à des lianes pour ne pas basculer dans le vide. Mes vêtements sont déjà couverts de boue, de mousse, le sac à dos pèse des tonnes et ces satanés moustiques qui plantent sans cesse leur aiguillon dans ma peau. Valdir est pâle, moi aussi. Nous avançons sans échanger de mots. Notre guide a disparu. Les garimpeiros n’aiment pas trop qu’on leur rende visite et nous devinons que tout a été fait pour nous dissuader. Ils pensent sans doute que nous finirons par abandonner. Nous ne savons pas si nous sommes à mi-chemin ou proche du fond du canyon. Nous ne faisons pas marche arrière, on descend toujours aussi vertigineusement. Aurais-je encore des jambes pour la remontée ? Toujours ces rochers glissants et le cœur qui cogne comme s’il allait exploser. Déjà plus d’une heure et demie que nous enjambons et glissons sur ces blocs, que nous nous contorsionnons pour passer sous des racines, que nous pataugeons dans ce maudit torrent. Si un orage venait à nous surprendre ce serait une catastrophe. Aucun refuge pour échapper à la montée des eaux. Quatre mètres séparent les deux parois verticales du petit canyon dans lequel nous nous sommes engagés. Au-dessus de nos têtes la végétation forme un toit et nous empêche de se repérer. Ni le GPS, ni les talkies-walkies ne fonctionnent. Je désespère et puise dans mes dernières forces lorsque Valdir qui a quelques longueurs d’avance sur moi se met à gueuler. Un long silence puis une voix au lointain semble lui répondre. - Ce sont les garimpeiros ! Nous ne sommes plus très loin ! me crie Valdir… C’est soudain rassurant. Lorsqu’enfin nous débouchons sur une petite plage, Valdir et moi sommes exténués et nous ressentons déjà l’inquiétude du retour, mais ni l’un ni l’autre n’abordera ce sujet. Le campement des chercheurs de diamants n’est plus qu’à quelques dizaines de mètres. Ils préparent un repas, mais pas le temps est compté, je dois faire mes photos au plus vite. Je cherche un point de vue. Il me faut remonter la rivière Prata qui coule dans cette gorge. Je n’ai même plus la force de grimper sur le talus, je remonte la rivière dans son lit. J’ai l’eau aux genoux et lorsque je m’arrête pour faire un cliché je sens tout mon corps s’enfoncer dans le sable. Je dois faire très vite pour ne pas m’enliser. Ca y est j’ai trouvé un angle pour prendre en photo le canyon. La rivière est encore en crue des pluies de la veille. Lorsque je reste immobile pour viser mon sujet, je n’arrive plus à calmer mon cœur, je tremble et ai du mal à filmer. Aujourd’hui, les garimpeiros ne travaillent pas à cause de la crue. Les photos terminées, nous repartons sur le champ avec une angoisse non dissimulée. C’est l’horreur ! La remontée sera terrible, Valdir et moi le savons bien… Deux heures et demie plus tard, nous débouchons sur le plateau, la bouche pâteuse, les jambes raides, le corps exténué, le cœur prêt à lacher… Encore merci à Valdir pour son professionnalisme et l’amitié qu’il m’a témoigné durant les journées passées ensemble. Agradeço mas uma vez ao nosso grande companheiro que foi Valdir. Nao vamos nunca te esquecer ! ...

Par Jean - Publié dans : aventure
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 11 2009 01:12

...Aos habitantes de Guiratinga, vem aí uma série de reportagens sobre as belezas da região. Queremos agradecer de coração ao povo de todas as áreas visitadas e da cidade pelo carinho com o qual nos recebeu. As belezas destacadas nos emocionaram e achamos aqui um companheiro de viagem excepcional em nome de Valdir que nunca vamos esquecer pelo carinho e a solidariedade desempenhados nas nossas explorações. Obrigado as autoridades pela colaboração.
 

 

Cinq heures du matin, le taxi qui va me conduire à la gare routière de Cuiabá est dejà là. Mon bus pour Guiratinga part dans une demi-heure, heureusement à cette heure matinale les rues sont vides.

La route goudronnée que nous empruntons est celle qui dessert São Paulo, 1700 km plus au Sud. Elle est encombrée de gigantesques camions qui transportent le soja et le coton produits sur les hauts plateaux du Mato Grosso. Après 200 km nous bifurquons sur une route moins fréquentée. Dans un paysage plus vallonné et verdoyant, nous entrons peu à peu dans une région diamantifère. Mais ici, les mines de diamants se font de plus en plus rares, remplacées par de grandes fazendas, fermes d’élevage de zébus ou de production de soja.

Le village de Guiratinga semble endormi juste survolé par des couples de grands aras bleu et jaune. Dans les manguiers des quantités de perruches et de perroquets dévorent les premières mangues mûres dans un piaillement incessant.

Dès le lendemain, je décide de retourner sur l’abri orné de Tapera.
C’est un abri préhistorique très richement décoré que j’ai découvert en 1981. Il me faut une voiture et un guide, car les accès changent en permanence. Lors de ma dernière visite des chercheurs de diamants m’y avaient conduit en barque sur le rio des Garças. Je n’ai aucune difficulté pour me faire rapidement des amis dans le village. Mon nouveau guide s’appelle Jan, c’est un professeur de collège.

La piste tordue, labourée par de petites ravines est parsemée de bancs de sables, mais au final ça passe. Reste un dernier bout de chemin à pied à travers une forêt dans laquelle on ouvre un passage

à la machette. A midi nous sommes devant le site. Rien n’a changé, sauf quelques imbéciles qui ont inscrit leur nom au milieu des gravures millénaires.  L’orage fréquent à cette saison nous surprend sur  le site. Heureusement la voûte qui forme un abri parfait nous protège de la pluie. En contrebas, le rio das Garcas bouillonne et grossit instantanément par les pluies diluviennes que chaque orage tropical déverse.

Je prends tout mon temps pour détailler, photographier et filmer les milliers de gravures qui ornent les parois de cet abri. Le temps nous offre une acalmie. C’est le moment qu’il faut saisir pour remonter jusqu’à  la voiture.


Le lendemain, les autorités locales mettent une jeep à ma disposition. Mon nouveau guide  et compagnon s’appelle Valdir. Il est le secrétaire chargé de l’agriculture et du milieu ambiant.

Au préalable, j’ai sélectionné des zones à prospecter, reste à les atteindre. Premier objectif, direction le Canyon des diamants.


Je suis aux sources du rio Prata. Là, la rivière a taillé dans le grès rouge de gigantesques canyons au fond desquels des garimpeiros cherchent des diamants. L’approche est des plus délicates. La pente est raide et extrêmement glissante. Je cherche des accès et des points de vue pour faire mes photos. A ce petit jeu, les kilomètres à pied dans la brousse ne se comptent plus. Enfin, nous parvenons sur les bords du premier canyon. D’emblée, la vue est saisissante. C’est magique ! La rivière coule entre des gorges dont il nous est impossible d’en sonder la profondeur. Nous longeons prudemment la bordure des falaises à même la crête. Nous progressons dans une savane surchauffée envahie d’arbustes et de hautes herbes.

Sous nos pieds, des cailloux roulent en permanence, dévalent la pente jusque dans les gorges. Sur ce sol éprouvant, au bord du gouffre, garder l’équilibre et ne pas se déconcentrer devient un réflexe de chaque seconde, car le danger de basculer dans le vide est réel. Dans les gorges, la végétation luxuriante trouble la profondeur . Des couples de grands aras traversent les canyons en contrebas, je les envie. Plus loin, le canyon se morcèle et se divise offrant un paysage dantesque. Le panorama est si beau et attrayant qu’il me faut trouver de nouveaux points de vue constamment obligés de contourner de nouveaux obstacles, des sources de torrents, harcelés par ces maudis insectes qui ne nous lâchent pas une seconde. J’ai perdu la notion du temps, seul le ciel orageux brusquement menaçant me rappelle soudain que le temps passe. Valdir sent le danger, il jette de fréquents regards sur les nuages qui s’amoncellent au-dessus du canyon. C’est mauvais signe. Il va falloir abandonner le canyon, mais l’aventure ne s’arrête pas là, car enthousiasmés nous décidons sur le champ de tenter dès le lendemain, si le temps le permet, une descente dans les gorges du canyon des diamants.

Par Jean - Publié dans : aventure
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 11 2009 21:33
En préparation le récit d’une aventure unique dans des paysages somptueux.

...Aos habitantes de Guiratinga, vem aí uma série de reportagens sobre as belezas da região. Queremos agradecer de coração ao povo de todas as áreas visitadas e da cidade pelo carinho com o qual nos recebeu. As belezas destacadas nos emocionaram e achamos aqui companheiros de viagem que nunca vamos esquecer.

               Obrigado Valdir... Já vem as fotos.


Par Jean - Publié dans : aventure
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 10 2009 19:48

Dom Aquino est un petit village paisible avec ses rues presque désertes où se croisent cavaliers et voitures. Il y fait chaud comme partout dans le pays. Le matin aux heures les plus fraîches de la journée, les perroquets volent en couples d’arbre en arbre. Ici le temps ne représente pas grand-chose et il faut s’y adapter. Tout le monde a remarqué ma présence dans le village. J’y viens régulièrement depuis si longtemps qu’elle n’étonne plus personne, au contraire on vient vers moi, on me questionne sur Paris et petit à petit les contacts reprennent.

Cette semaine j’ai plusieurs objectifs : retourner à la Caverna da Onça et poursuivre le travail de photographies dans la Serra das Parnaibas. Luis le photographe du village avec lequel j’ai l’habitude de partir en brousse m’attendait. Reste à trouver une voiture. José, ingénieur agronome qui loge dans le même hôtel que moi est partant pour nous accompagner. Pas d’hésitation.


Le lendemain matin, petit contretemps, Luis doit faire des photos aériennes du village. Un ULM est venu d’une ville plus au Sud pour ce service. Ses prises de vues terminées, j’en profite pour effectuer un petit vol de reconnaissance. C’est le moyen le plus sûr pour photographier les reliefs et je reste en contact avec Mauro le pilote pour de futurs vols panoramiques.

Du côté de la Caverna da Onça, pas d’avancée, le secteur reste trop sensible. Avec le déboisement des plateaux et de la plaine, les régions de reliefs intermédiaires, seuls refuges pour les animaux, ont vu la population de jaguars augmenter. Le danger est réel.

Je dois attendre de meilleures conditions. La région de la Serra das Parnaïbas reste une aire de repli pleine d’intérêt et d’une rare beauté. Son accès toujours compliqué la garde intacte. Partons pour une virée dans ce secteur.

Dès les premiers kilomètres de piste, le ton est donné ; il faut ouvrir des barrières qui donnent accès à des pistes de fermes. Barrières qui empêchent le bétail de fuir. Le temps est pesant, il a plu la nuit dernière et des nuages s’amoncèlent sur l’horizon. L’orage peut nous surprendre à tout instant. Parfois la latérite rouge de la piste se transforme en gigantesques sablières que José notre pilote essaye de négocier au mieux. La voiture part en travers, zigzague, surfe sur le sable fin… et soudain elle se plante et reste là couchée sur une litière de sable. Vite il faut trouver du bois mort pour creuser, dégager, chausser les roues de branches. Ici pas un caillou à disposition. La manœuvre nécessite plusieurs tentatives, mais on finit par s’échapper avec un grand ouf de soulagement. Au fur et à mesure que nous avalons la piste, le paysage se dégage somptueux, enchanteur, posé sur un lit de palmiers au premier plan. Je ne me lasse pas de revenir dans la Serra das Parnaibas, on la découvre toujours sous un nouvel angle et je m’enivre à la contempler. Brutalement, la piste plonge dans la vallée, vire à droite, à gauche, se tortille puis débouche sur un nouveau panorama. On abandonne la voiture pour trouver de nouveaux points de vue. La marche est épuisante sous un soleil qui nous cuit, mais quelle importance devant un tel paysage. On longe l’arrête d’une falaise au bord d’un précipice de plusieurs centaines de mètres. Les abeilles et les moustiques ne nous font pas encore trop souffrir. Parfois il faut rentrer dans un sous-bois plus épais et aborder une pente plus raide. Soudain Luis et José découvrent des arbres à cajous sauvages. Quelle chance. On grimpe dans les arbres et on les secoue. Les cajous déjà bien murs tombent à terre et c’est la razzia. Avant de sucer le fruit il faut
prendre bien soin de retirer la noix qui se trouve à l’extrémité à l’extérieur. La noix ne peut se manger que grillée. Le fruit de couleur rouge est gorgé de jus chargé en vitamines. C’est un délice et n’ayant rien avalé depuis le matin, cette trouvaille tombe à pic.

Nous avons déjà pas mal avancé, nous sommes dans la vallée cernés par des reliefs qui forment un labyrinthe compliqué à démêler. Nous atteignons le rio das Pombas, une rivière diamantifère qui fut jadis prospectée. Aujourd’hui, le Senhor Silvano est le seul gardien des lieux. C’est un ancien garimpeiro, un chercheur de diamants. Seul, isolé dans ce monde minéral, nous le surprenons assis devant sa maison de torchis au toit de palme. La conversation s’engage et le Senhor Silvano tient à nous montrer une caverne ; Malgré la fatigue, le mot « caverne » stimule nos jambes. Nous voilà repartis. Hélas ! La fin de journée nous empêche de l’explorer.  Mais dans la conversation, Silvano nous indique une deuxième caverne qui comporterait des gravures rupestres. Raison de plus pour programmer une nouvelle mission dans la région.

Maintenant, à la tombée de la nuit, reste à faire le chemin inverse, retrouver la voiture, avaler à nouveau des dizaines de kilomètres de pistes, franchir la portion sablonneuse coûte que coûte sans se faire piéger avant la pluie. Sous un déluge d’eau, la sablière devient un bourbier. Ca y est nous y sommes. José l’aborde, le pied au plancher. La voiture patine, se trémousse, projette du sable de tous les côtés, avance en crabe. José ne lâche rien, les deux mains soudées au volant, la sueur ruisselant sur ses tempes. L’orage gronde, la pluie nous rattrape, mais nous sortons de l’enfer.

Dans la voiture l’atmosphère est à la détente, on ressasse les bons moments de la journée et ainsi va la vie dans la Serra das Parnaïbas.

 

Par Jean - Publié dans : aventure
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 10 2009 16:44


Impossible de passer par Dom Aquino, ce petit village rural blotti au cœur du Mato Grosso, dont je vous ai déjà souvent parlé, sans saluer le travail magnifique de deux amis qui ont créé ici un magnifique musée : Irene Aparecida da Silva et Mario Hermes Vieiga Ferreira Mendes sont les fondateurs de la Casa da Cultura qui fait office de musée et de centre de documentation pour les écoles, les collèges et universités. La Casa da Cultura de Dom Aquino est un exemple pour chaque commune qui devrait en posséder une. Grâce à leur persévérance, ce couple d’amis passionné a su réunir et collecté dans une ancienne demeure parfaitement conservée, des objets anciens, du mobilier et de nombreuses photographies qui sont les témoins indispensables a l’histoire de ce village autrefois appelé Mutum et qui aujourd’hui porte le nom d’un des plus grands personnages du Mato Grosso Dom Aquino, évêque ayant occupé les plus hautes fonctions politiques.


 Je reviens toujours avec plaisir dans ce musée du bout du monde où l’on peut remonter le temps au travers d’une collection unique. Irène et Mario ont su, non seulement donner un sens à toutes les pièces du musée, mais aussi communiquer à la population du village ce devoir de mémoire et les villageois enrichissent spontanément la collection du musée. Connaisseurs de l’histoire de cette région et chercheurs émérites, Membres de l’Instituto Historico e Geografico do Mato Grosso, Irene et Mario méritent notre admiration et c’est un honneur, pour moi, de vous les présenter dans mon blog. Si vous passez un jour à Dom Aquino, faites-leur une visite… Succès et longue vie au Centro Cultural de Dom Aquino. Meus parabens.





Par Jean - Publié dans : population
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 10 2009 14:48


Durant la semaine du 6 au 10 octobre 2009, de nombreux chefs indiens se sont réunis à Cuiabá la capitale de l’Etat du Mato Grosso au Brésil. Cet évènement a eu pour but de promouvoir la littérature indienne. A cette occasion, j’ai pu constater que les diverses nations indiennes dispersées aux quatre coins du pays avaient su s’adapter au monde moderne tout en conservant leurs racines ancestrales. Des professeurs d’université, des poètes, des écrivains, des chanteurs, des peintres, des sculpteurs … et bien d’autres artistes de ces diverses communautés nous ont gratifiés de leurs talents durant cette feira do livro Indigena de Mato Grosso et ce fut un vrai plaisir mes yeux et mes oreilles : une immersion en terre Bororo, Xavante, Umutina…  

 
Occasion pour moi d’approfondir avec des indiens de diverses tribus du Mato Grosso l’interprétation et la signification de ces merveilleuses peintures et gravures qui ornent les grottes et les abris ornés dont je vous ai si souvent parlé et que  je répertorie depuis tant d’années.

Parmi les personnalités invitées, le grand cacique (chef) Alvaro Tucano, le chanteur Marcio Bororo, le pajé (sorcier) Guarani Olivio Jekupé , le grand défenseur de la cause indigène Marcos Terena, les professeurs écrivains et philosophes Daniel Munduruku, Ailton Krenak, Estevao Taukane. La fête s’est terminée samedi soir par des danses traditionnelles.


Il est indéniable que de ces journées riches en contacts et rencontres, je ne peux que constater une renaissance de la fibre indienne plus forte que jamais. Il suffit de voir le visage de ces jeunes indiens, fiers de leurs attributs, tel Cléomar de la tribu des Umutinas avec lequel j’ai passé de si bons moments à détailler certaines peintures rupestres des abris de sa région. Un espoir pour la préservation de la piste des grottes ornées d’Amazonie.

Par Jean - Publié dans : population
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 09 2009 10:18

 

 

En 1969, les américains faisaient leurs premiers pas sur la Lune dans une vaste plaine caillouteuse triste à mourir.

Cet événement symbolisait en quelque sorte la fin de l’exploration de notre bonne vieille planète Terre. Il n’y avait plus rien à voir, plus rien à découvrir qui en vaille la peine. L’espace intersidéral devenait notre nouveau terrain d’exploration et de conquête. La grande question était de savoir si nous étions les seuls humains de l’univers...

 

Pourtant au même instant dans l’épaisse jungle amazonienne, une poignée d’hommes se préparait à entrer en contact avec une tribu inconnue. J’étais de ceux-là et je me souviendrai de ces journées interminables, de ces parties de cache-cache face à des individus dont le visage se dissimulait derrière un disque de bois inséré dans leur lèvre inférieure percée. Malgré leur comportement guerrier, nous n’avons rencontré qu’une tribu à bout de souffle acculée sur ses terres par l’avancée du déboisement et de l’agriculture.

 



Quarante ans ont passé. La forêt recule, les dernières nations indiennes intègrent petit à petit la modernité et leur héritage culturel se meurt dans une grande indifférence générale. Depuis combien de temps ces peuples étaient-ils les seigneurs de la forêt amazonienne ? -50 000 ans ? -60 000 ans ? personne ne peut encore répondre à cette question. Que savent-ils eux même de leur lointain passé ?

 

Les grottes, les abris ornés, les nécropoles dispersés dans les derniers hectares de forêt vierge sont aujourd’hui les seuls vestiges de ces temps anciens. Il est de notre devoir de les préserver et de découvrir  dans leur lecture la grande histoire de l’occupation humaine de ce continent. En étudiant les paysages ayant joué un rôle de diffuseur et de fixateur de cultures paléo-indiennes, on pourra mieux comprendre les mécanismes qui ont régi leurs déplacements. Retrouver ces paysages et les expérimenter sur une extension de près de 3000 km entre les bassins de l’Amazone et du Paraguay, tel est mon rêve.
L'aventure démare...

Par Jean - Publié dans : paysage
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  • : Le blog de Jean Périé
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  • : Chasseur d'horizons, diplômé de Préhistoire à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes. Projet d'un voyage en roulotte sur la piste des grottes ornées d'Amazonie, au Mato Grosso,(Brésil) pour dresser un inventaire photographique unique des paysages et des vestiges témoins d'une occupation vieille de 20 000 ans.
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"Tout l'or de l'Eldorado" Georges Pommot. Récit recueilli par Jean Périé Editions Robert Laffont 1978. (Epuisé, en vente sur eBay)
 























"Ces merveilleux fous de la vocation" Anne-Marie Raimond; Editions Robert Laffont 1979.(Un chapitre "Le paysan des tropiques" est réservé aux travaux de Jean Périé)
 























"Découverte de l'Aventure" Editions Gallimard 1990. Les pages 108 et 109 sont consacrées à Jean Périé.

























De nombreux articles de Presse ont également été consacrés aux travaux de Jean Périé

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