Mercredi 5 novembre 2008

Un outil cartographique unique conçu pour le projet « Alvorada »

 

Le projet « Alvorada » (traversée en roulotte sur la piste des grottes ornées d’Amazonie) nécessite évidemment une trame cartographique d’une importance capitale. Même si l’objectif est de me laisser dériver au gré des horizons de paysages qui barrent le Mato Grosso d’Ouest en Est entre les bassins de l’Amazone et du Paraguay et par conséquent de m’affranchir des cartes, le travail d’identification de ce couloir de migrations paléo-indiennes a utilisé une extraordinaire documentation cartographique : (cartes anciennes, générales et régionales, cartes au 1/100 000ème, images de satellite…). Restait à agencer ces centaines de cartes afin qu’elles puissent être stockées et consultables à tout moment.
Avec l’arrivée de l’informatique, le support multimédia a remplacé le papier. On pouvait enfin envisager de réduire le volume et l’encombrement de toutes ces cartes pour les faire contenir dans un DVD.

Ce long et fastidieux travail de scan et de présentation multimédia a exigé 10 000 heures de travail. Il en résulte un programme informatique comprenant des données de terrain associées à une solide trame cartographique unique. Des centaines d’écrans permettent de croiser toutes les données informatiques en donnant un accès direct à la cartographie (images ci-jointes). Grâce à cet outil, j’ai pu identifier avec précision la piste des grottes ornées d’Amazonie au Mato Grosso. Actuellement, je consulte cette base de données cartographiques chaque jour. La géographie du Mato Grosso n’a plus de secret pour moi : retrouver en moins d’une seconde un des 400 reliefs répertoriés dans mes bases de données est un jeu d’enfant.

 

Par Jean - Publié dans : exploration
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Dimanche 6 avril 2008

Le « Projet Alvorada 


C’est quoi être explorateur aujourd’hui en 2008 ? Quelle réponse donner !

Dès la fin du Moyen-âge débutèrent les grandes expéditions à l’assaut des mers et des terres nouvelles pour la conquête d’empires inconnus. Les récits que nous ont laissés ces hommes nous donnent un aperçu de la dureté initiale de leur affrontement avec la nature. L’Afrique de Stanley est incroyable de rudesse. Que dire du franchissement du Mississipi par Hernando de Soto.  Nus, sous leurs cuirasses rouillées, les hommes doivent dormir debout adossés aux troncs d’arbres faute de pouvoir s’étendre dans les zones marécageuses du fleuve. Ces pages d’exploration mettent en lumière les rapports de l’homme et de la Terre.
Tous étaient animés par la même bravoure, alors que leurs rêves étaient prodigieusement différents : certains cherchaient à fonder de nouveaux empires, d’autres de nouvelles routes commerciales. Heureusement il y eut aussi ceux que le démon de la science assoiffait de curiosité. Botanistes, naturalistes, géographes.

Depuis les Alexandre le Grand,   Marco Polo,  Pizarro, l’explorateur d’aujourd’hui n’est plus un  « conquérant », c’est un « passionné » au service de la connaissance, qui fouine jungles , déserts ou terres glacées, guidé par des satellites.

Le démon de la curiosité, je suis né avec... A tahiti, dans ce tombeau maori où je me suis réfugié pour me protéger d’une averse, devant ces têtes coupées, j’ai succombé à l’appel d’une vie d’explorateur. Instant d’émotion qui balaie tout sur son passage et fait surgir le désir de réitérer à l’infini ce moment sublime et aussi grandiose que la première médaille d’or d’un sportif

Plus tard en Amazonie, mon attirance pour les reliefs du Mato Grosso et l’immense joie que me procurait chaque découverte d’abri orné, chaque lecture des peintures sur les parois, qui semblaient avoir traversé des milliers d’années rien que pour moi, me fit ressentir des émotions qu’aucun mot ne sût traduire, qu’aucune photo ne pût révéler, qu’aucun récit ne parvînt à décrire avec l’exacte intensité. Dans ces situations, la raison n’a plus son mot à dire, on est en scène et comme au bon vieux temps on affronte à notre tour l’inconnu, quel qu’il puisse être et quel qu’en soit son prix.  Moi, je suis toujours prêt à partir, peu importe l’heure du jour ou de la nuit, armé pour de longues marches à pied sans repas. J’aime ces scénarios, une fois sur le terrain, la fatigue disparaît et j’ai alors l’étrange sentiment que mes forces sont inépuisables. Comme pour un plongeur de grand fond, je ressens une curieuse ivresse: l’ivresse de la découverte imminente, celle qui précède à l’émotion de la découverte réelle. C’est cette exaltation qui m’a toujours poussé à engager des missions sur le terrain sans jamais attendre les moyens qu’elles auraient mérités. Pour celle que je prépare, je sais pertinemment qu’il en sera de même.
L’originalité de ce projet, c’est de retrouver les paysages tels qu’ils ont été abordés par les premiers paléo-indiens il y a plus de 20 000 ans et d’en dresser un inventaire photographique complet. Pour me laisser entraîner par le charme de ces paysages, je dois impérativement les traverser avec une lenteur humaine. Seule une roulotte tirée par des animaux respectera cette lenteur nécessaire tout en offrant un espace de travail sécurisé et un moyen de déplacement peu coûteux. Traverser le Mato Grosso sur une distance de 3 000km, entre la forêt amazonienne et le marécage du Pantanal sera l’occasion de dresser un inventaire de la faune, de la flore et de la vie qui grouille dans ce couloir géographique.
Le déroulement de cette expédition doit se faire par petites avancées de ferme en ferme. J’ai donné à ce voyage le nom de « projet  Alvorada ». Ce mot signifie en brésilien « lever de soleil » , «  l’aube »  en raison du sens de ma longue traversée d’Ouest en Est, c'est-à-dire en direction du soleil levant.

Un voyage que vous pourrez suivre presque jour après jour grâce à mes coordonnées GPS, en les reportant sur Google Earth. Je vous donnerai bientôt quelques détails et la manœuvre à suivre pour que nous puissions  ensemble faire des essais.

Soyez patients… (ci-dessous, photo de l'exploration du gouffre "Veu da Noiva" au Mato Grosso. Cliché J.Périé, reproduction interdite)

 

Par Jean - Publié dans : exploration
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  • : Le blog de Jean Périé
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  • : Chasseur d'horizons, diplômé de Préhistoire à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes. Projet d'un voyage en roulotte sur la piste des grottes ornées d'Amazonie, au Mato Grosso,(Brésil) pour dresser un inventaire photographique unique des paysages et des vestiges témoins d'une occupation vieille de 20 000 ans.
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"Tout l'or de l'Eldorado" Georges Pommot. Récit recueilli par Jean Périé Editions Robert Laffont 1978. (Epuisé, en vente sur eBay)
 























"Ces merveilleux fous de la vocation" Anne-Marie Raimond; Editions Robert Laffont 1979.(Un chapitre "Le paysan des tropiques" est réservé aux travaux de Jean Périé)
 























"Découverte de l'Aventure" Editions Gallimard 1990. Les pages 108 et 109 sont consacrées à Jean Périé.

























De nombreux articles de Presse ont également été consacrés aux travaux de Jean Périé

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