exploration

Lundi 14 février 2011 1 14 /02 /Fév /2011 10:09

 

A quand un grand mecène pour m'aider à préserver le plus beau

des couloirs de migrations préhistoriques sud-américain?

 

Pano Santa Barbara 1  

 

La cassure tectonique qui sépare au Mato Grosso (Brésil) les bassins de l'Amazone et du Paraguai-Parana a offert un réel passage aux populations préhistoriques qui ont colonisé cette région centrale du continent sud-américain.

Les nombreuses peintures et gravures rupestres laissées sur les parois des abris et des cavernes témoignent de cette occupation. L'Abri de Santa Elina que j'ai découvert en 1981 et dont la présence humaine a été datée de 25 000 ans apporte la confirmation d'une occupation plus ancienne qu'on ne l'imaginait.

Les paysages responsables de cette ocupation sont aujourd'hui menacés par la mise en culture de nouvelles parcelles de forêt. Seul les secteurs les plus accidentés échappent au déboisement.

Cela représente une bande de terre large entre 3 et 15 km de part et d'autre de cette cassure. C'est là, sur cet espace géographique que j'ai identifié comme un couloir de migrations préhistoriques diffuseur et fixateur de cultures paléo-indiennes, que j'ai localisé la majorité des abris ornés.

(Note de Jean Périé et Agueda Vialou, présentée par le Professeur Y.Coppens à l'Académie des Sciences de Paris en 1984)

Mes seuls moyens ne suffisent plus aujourd'hui pour poursuivre l'exploration de ce couloir long de 3000 km depuis la frontière bolivienne à l'Etat voisin de Goias. Je souhaiterais l'appui d'un sponsor pour engager avec la collaboration des autorités locales un grand programme de sauvegarde de ce patrimoine au travers de micro-conférences dans les villages traversés, d'expositions et de publications diverses.

Contactez-moi pour sauver les plus beaux paysages et les précieux vestiges des plus anciens habitants du continent sud-américain.

 

  Pano Sao Lucas 1

Par Jean - Publié dans : exploration
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 08:46

panoCassununga.jpg 

 

Nicolas Sarkozy a dit : « travailler plus pour gagner plus ». La belle affaire ! Moi qui avait misé sur les progrès de la science pour espérer qu'à notre époque les hommes auraient à fournir deux fois moins d'efforts pour le même revenu. Mais là n'est pas le débat auquel je veux en venir, force est de constater que le boulot forge des caractères et que sans lui pas de monnaie d'échange pour satisfaire nos rêves et nos envies. Je viens le confesser, depuis que l'aide matérielle même dérisoire que m'apportaient certains sponsors ne vient plus, j'ai dû bien avant que Nicolas prononce son adage me contraindre sans état d'âme à mon credo « travailler plus pour explorer plus ». Je n'en suis pas mort, mais jusqu'à quand devrais-je endurer cet état de fait ?

Vous l'ignoriez, mais depuis bien des années je finance l'intégralité de mes recherches au Mato Grosso. Comment ? Il n'y a pas de formule miracle, des petits boulots à droite à gauche,Ch-dos-Guimaraes-grand-panoramique.jpg

du matin au soir et tous les jours de la semaine, sans relâche, sans arrêt, je n'ai pas le choix. Dans les années 80 j'ai tout fait pour placer au centre de mes préoccupations l'importance du patrimoine paléoculturel et géographique du Mato Grosso et attirer là-bas l'attention des autorités locales et sur le plan international. J'ai reçu dans cette lointaine province chercheurs et ambassadeurs français. Des promesses ont fusé, mais hélas rien de concret n'est sorti de leur chapeau. Et pour ne jamais baisser les bras devant les difficultés qui grandissaient et ne jamais donner du mou à la passion qui m'anime jusqu'à aujourd'hui, j'ai dû sans un brin d'hésitation m'adapter à une nouvelle situation financière et être mis à l'épreuve. Fini les petits sponsors qui m'offraient leur appui, et désormais je ne peux compter que sur moi et quelques fidèles amis dont l'aide occasionnelle m'est des plus précieuses. Je les en remercie de tout coeur.

Caverna-do-Indio.jpg

 La réalité, c'est qu'on est jamais aussi bien servi que par soi-même et j'en sais quelque chose. La solution était de « travailler plus pour explorer plus » C'est ce que je fais et je n'en suis pas fier car mes recherches qui ont fait l'objet d'une thèse EPHE avec une publication à l'Académie des Sciences de Paris par le Professeur Yves Coppens et l'abri de Santa Elina que j'ai livré à des chercheurs français et qui s'est révélé être l'une des plus anciennes occupations du continent sud-américain, mériteraient plus de considération et d'appui de la part de sponsors et de mécènes. Mais où et comment les comment les contacter sans moyens, sans relations ? Je suis obligé de consacrer l 'intégralité de mon maigre budget au terrain, il ne reste rien pour engager des contacts, construire des dossiers qui, je le sais par expérience, sans une recommandation directe finissent généralement dans une poubelle de bureau...

 

perdida1.jpg


Nous sommes en 2010, l'aventure doit continuer, toujours aussi étonnement passionnante et malgré le manque crucial de moyens et de contacts que je viens de vous avouer.

Les derniers éclaircissements sur l'origine du peuplement américain, par une voie longeant la côte pacifique me donnent peut-être raison. La concordance des datations de l'abri de Santa Elina pourrait confirmer l'importance d'un axe transversal ayant conduit au peuplement du Mato Grosso. L'originalité de ma démarche réside dans l'utilisation du paysage comme matériel archéologique. Le sujet de ma thèse ouvrait déjà cette voie.

Dans quelques semaines, je vais retourner au Mato Grosso. Souvenez-vous, lors de ma dernière virée, j'ai identifié trois secteurs paysagers dans lesquels les indices recueillis trahissent la présence de nouveaux abris ornés. Je dois voir cela de plus près et pour cela, j'ai adopté l'adage de Nicolas, j'ai bossé jusqu'à m'épuiser comme un malade pour repartir. C'est plus fort que moi, mais ces paysages, je n'arrive pas à m'en séparer...

Nicolas, si tu pouvais donner un petit coup de pouce à mon projet, n'hésite pas...

 

Par Jean - Publié dans : exploration
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Dimanche 23 août 2009 7 23 /08 /Août /2009 23:24
Un grand coucou à mes amis brésiliens avant de les retrouver dans quelques jours.  Nombreux sont ceux qui m'ont vu travailler, noter, photographier sans jamais bien comprendre le sens de ma démarche et l'intensité de ma passion. Je vais enfin pouvoir leur présenter tout l'intérêt de mes recherches que je conduis sur les paysages et la priorité de préserver ce patrimoine exceptionnel.


Le Mato Grosso commence à Paris
par Jeanperie
Par Jean - Publié dans : exploration
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 10:19

Un outil cartographique unique conçu pour le projet « Alvorada »

 

Le projet « Alvorada » (traversée en roulotte sur la piste des grottes ornées d’Amazonie) nécessite évidemment une trame cartographique d’une importance capitale. Même si l’objectif est de me laisser dériver au gré des horizons de paysages qui barrent le Mato Grosso d’Ouest en Est entre les bassins de l’Amazone et du Paraguay et par conséquent de m’affranchir des cartes, le travail d’identification de ce couloir de migrations paléo-indiennes a utilisé une extraordinaire documentation cartographique : (cartes anciennes, générales et régionales, cartes au 1/100 000ème, images de satellite…). Restait à agencer ces centaines de cartes afin qu’elles puissent être stockées et consultables à tout moment.
Avec l’arrivée de l’informatique, le support multimédia a remplacé le papier. On pouvait enfin envisager de réduire le volume et l’encombrement de toutes ces cartes pour les faire contenir dans un DVD.

Ce long et fastidieux travail de scan et de présentation multimédia a exigé 10 000 heures de travail. Il en résulte un programme informatique comprenant des données de terrain associées à une solide trame cartographique unique. Des centaines d’écrans permettent de croiser toutes les données informatiques en donnant un accès direct à la cartographie (images ci-jointes). Grâce à cet outil, j’ai pu identifier avec précision la piste des grottes ornées d’Amazonie au Mato Grosso. Actuellement, je consulte cette base de données cartographiques chaque jour. La géographie du Mato Grosso n’a plus de secret pour moi : retrouver en moins d’une seconde un des 400 reliefs répertoriés dans mes bases de données est un jeu d’enfant.

 

Par Jean - Publié dans : exploration
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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 11:08

Le « Projet Alvorada 


C’est quoi être explorateur aujourd’hui en 2008 ? Quelle réponse donner !

Dès la fin du Moyen-âge débutèrent les grandes expéditions à l’assaut des mers et des terres nouvelles pour la conquête d’empires inconnus. Les récits que nous ont laissés ces hommes nous donnent un aperçu de la dureté initiale de leur affrontement avec la nature. L’Afrique de Stanley est incroyable de rudesse. Que dire du franchissement du Mississipi par Hernando de Soto.  Nus, sous leurs cuirasses rouillées, les hommes doivent dormir debout adossés aux troncs d’arbres faute de pouvoir s’étendre dans les zones marécageuses du fleuve. Ces pages d’exploration mettent en lumière les rapports de l’homme et de la Terre.
Tous étaient animés par la même bravoure, alors que leurs rêves étaient prodigieusement différents : certains cherchaient à fonder de nouveaux empires, d’autres de nouvelles routes commerciales. Heureusement il y eut aussi ceux que le démon de la science assoiffait de curiosité. Botanistes, naturalistes, géographes.

Depuis les Alexandre le Grand,   Marco Polo,  Pizarro, l’explorateur d’aujourd’hui n’est plus un  « conquérant », c’est un « passionné » au service de la connaissance, qui fouine jungles , déserts ou terres glacées, guidé par des satellites.

Le démon de la curiosité, je suis né avec... A tahiti, dans ce tombeau maori où je me suis réfugié pour me protéger d’une averse, devant ces têtes coupées, j’ai succombé à l’appel d’une vie d’explorateur. Instant d’émotion qui balaie tout sur son passage et fait surgir le désir de réitérer à l’infini ce moment sublime et aussi grandiose que la première médaille d’or d’un sportif

Plus tard en Amazonie, mon attirance pour les reliefs du Mato Grosso et l’immense joie que me procurait chaque découverte d’abri orné, chaque lecture des peintures sur les parois, qui semblaient avoir traversé des milliers d’années rien que pour moi, me fit ressentir des émotions qu’aucun mot ne sût traduire, qu’aucune photo ne pût révéler, qu’aucun récit ne parvînt à décrire avec l’exacte intensité. Dans ces situations, la raison n’a plus son mot à dire, on est en scène et comme au bon vieux temps on affronte à notre tour l’inconnu, quel qu’il puisse être et quel qu’en soit son prix.  Moi, je suis toujours prêt à partir, peu importe l’heure du jour ou de la nuit, armé pour de longues marches à pied sans repas. J’aime ces scénarios, une fois sur le terrain, la fatigue disparaît et j’ai alors l’étrange sentiment que mes forces sont inépuisables. Comme pour un plongeur de grand fond, je ressens une curieuse ivresse: l’ivresse de la découverte imminente, celle qui précède à l’émotion de la découverte réelle. C’est cette exaltation qui m’a toujours poussé à engager des missions sur le terrain sans jamais attendre les moyens qu’elles auraient mérités. Pour celle que je prépare, je sais pertinemment qu’il en sera de même.
L’originalité de ce projet, c’est de retrouver les paysages tels qu’ils ont été abordés par les premiers paléo-indiens il y a plus de 20 000 ans et d’en dresser un inventaire photographique complet. Pour me laisser entraîner par le charme de ces paysages, je dois impérativement les traverser avec une lenteur humaine. Seule une roulotte tirée par des animaux respectera cette lenteur nécessaire tout en offrant un espace de travail sécurisé et un moyen de déplacement peu coûteux. Traverser le Mato Grosso sur une distance de 3 000km, entre la forêt amazonienne et le marécage du Pantanal sera l’occasion de dresser un inventaire de la faune, de la flore et de la vie qui grouille dans ce couloir géographique.
Le déroulement de cette expédition doit se faire par petites avancées de ferme en ferme. J’ai donné à ce voyage le nom de « projet  Alvorada ». Ce mot signifie en brésilien « lever de soleil » , «  l’aube »  en raison du sens de ma longue traversée d’Ouest en Est, c'est-à-dire en direction du soleil levant.

Un voyage que vous pourrez suivre presque jour après jour grâce à mes coordonnées GPS, en les reportant sur Google Earth. Je vous donnerai bientôt quelques détails et la manœuvre à suivre pour que nous puissions  ensemble faire des essais.

Soyez patients… (ci-dessous, photo de l'exploration du gouffre "Veu da Noiva" au Mato Grosso. Cliché J.Périé, reproduction interdite)

 

Par Jean - Publié dans : exploration
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  • : Le blog de Jean Périé
  • Le blog de Jean Périé
  • : Chasseur d'horizons, diplômé de Préhistoire à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes. Projet d'un voyage en roulotte sur la piste des grottes ornées d'Amazonie, au Mato Grosso,(Brésil) pour dresser un inventaire photographique unique des paysages et des vestiges témoins d'une occupation vieille de 20 000 ans.
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"Découverte de l'Aventure" Editions Gallimard 1990. Les pages 108 et 109 sont consacrées à Jean Périé.

























De nombreux articles de Presse ont également été consacrés aux travaux de Jean Périé

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